En 2015, adidas a décidé de renouveler intégralement sa gamme de crampons, dans le but de rattraper Nike qui prenait de l’avance. En réalité, c’est la marque dans son ensemble qui s’est transformée entre 2015 et aujourd’hui.

Ils ont donc supprimés complètement leurs crampons historiques pour repartir sur de nouvelles bases, avec la X et la Ace. Si la X a connue un grand succès, c’est peut-être un peu moins le cas de la Ace, ce qui a poussé la marque a annuler la Ace 18, ou plutôt à la transformer.

La Predator est une paire culte et très appréciée, avec une histoire et des joueurs légendaires (Zidane, Beckham…). C’est ainsi qu’il semblerait qu’adidas ait finalement changé ses plans et remixé le projet « Ace 18 » pour en faire une nouvelle Predator. Car il semble évident que la Predator 18+ a un héritage bien plus proche de la Ace que des anciennes Predator. Et c’est tant mieux ! En apportant une petite touche Pred’ a la Ace, et en améliorant tous les aspects (déjà réussis) de la Ace, comme le knit de la chaussette, le maintien, le confort et la qualité du toucher de balle, adidas frappe très fort.

 

Love at first sight

La première impression de la Predator est clairement positive. Ça commence déjà avec le packaging. La boîte de la paire est énorme et très classe, avec un système d’ouverture magnétique qui lui donne un air de coffre à trésor. En l’ouvrant, il y a un sacré effet « Waouuuh ». La paire est bien mise en valeurs.

Le design est résolument moderne. Elle a un côté bottine qui peut paraître massif comparé aux autres crampons actuels, mais le design propose des lignes et graphismes agressifs qui viennent casser ce côté imposant de la paire.

une paire très haut de gamme

Il faut dire qu’on a l’impression d’avoir de grands panards en regardant sa chaussure.

C’est peut-être son principal défaut quand on l’admire. L’effet 3D en escalier sur l’avant du pied contribue à cet effet. On est un peu perturbé parce que ça ne ressemble pas trop à ce qu’on a l’habitude de voir. Mais en prenant un tout petit peu de recul et en regardant la paire dans sa globalité, on ne peut s’empêcher de la trouver bien belle quand même. Surtout en blanche d’ailleurs.

Et quand on l’enfile, le plaisir est toujours présent. Le knit de la partie qui remonte vers la cheville est bien serré mais flexible. La chaussure s’enfile facilement, beaucoup plus facilement que la Ace à l’époque ! On sent qu’il y a eu du travail de ce côté là.

 

 

Une fois aux pieds, c’est confortable et on se sent bien maintenu. L’empeigne est un peu rembourrée sur l’avant du pied et c’est agréable. La première rencontre avec la nouvelle Predator est clairement positive. On sent qu’on est en train d’essayer une paire très haut de gamme.

Par contre, comme souvent, mon impression en jouant avec la première fois n’est pas bonne. Ça me fait ça a chaque fois. J’ai le pied fort et les crampons me font toujours mal la première fois. Pas de miracle sur ce plan là. Dès les premières courses, j’ai mal au talon, la paire étant très étroite a cet endroit stratégique (pour favoriser le maintien du pied). Il faudra la faire un peu (je vous rassure, au bout d’une heure de jeu, j’étais bien).

Une fois passé cette première session de jeu avec, le vrai test peut commencer.

 

Toujours amoureux après tout ce temps

Après avoir vraiment beaucoup joué avec, que ce soit en version Stadium (crampons moulés), Turf (stabil) ou même en Futsal (semelle lisse), mon bilan est plus que positif. C’est simple, c’est ma go-to paire du moment. Si je veux être sûr d’être dans des conditions optimales pour un match, c’est celle-là que je mets dans mon sac.

Même sans lacets, la paire est bien locké dans le pied, et la cheville bien tenue. C’est un vrai confort, ne pas avoir à refaire ses lacets toutes les 5 minutes pendant ton match, de ne pas être gêné par quoi que ce soit dans tes contrôles, passes ou frappes… Pas d’excuse, si tu rates, c’est de ta faute ! Impossible de le mettre sur le dos de la Predator.

L’avis de l’attaquant

C’est clairement une paire pour les milieux de terrain. C’est vraiment une paire pour créé du jeu.

Quand je joue devant, avec la Predator j’ai du mal à courir, parce qu’elle accroche pas mal.

Du fait qu’elle soit montante, j’ai aussi des difficultés à réaliser mes dribbles. J’ai besoin d’être libre aux niveaux de mes chevilles pour faire des changements de directions dans mes dribbles. Je ressens trop l’élastique de la « chaussette » et ça me gêne quand je commence à prendre de la vitesse.

Quand je fais une passe par contre, je sens que je profite vraiment de toute la surface de la paire. C’est l’idéal pour faire une bonne passe, Y a rien qui me gêne, donc je pense vraiment que c’est une paire de milieu relayeur.

 

Le ressenti dans le jeu est différent pour tout le monde, notamment a cause de la forme de ton pied. Pour ma part, j’ai la sensation d’une paire bien serrée au niveau du talon et de la cheville, et de plus de confort au niveau du bout du pied.

Si les crampons moulés accrochent un peu trop sur terrain synthétique, les stabil sont excellents.

 

Au niveau des courses, forcément, ce n’est pas la paire idéale pour développer un jeu explosif. La Predator procure une sensation (réelle ou imaginaire) de lourdeur, qui correspond au jeu d’un milieu, qui joue tête levée (genre Rabiot, Pogba). Inconsciemment, c’est le genre de paire qui donne envie de jouer en trottinant, en remises et en passes, plutôt qu’en percution.

L’empeigne est adaptée aux tireurs de coups francs

Ça n’empêche pas de dribbler, bien au contraire. Avec sa partie avant rembourrée, le toucher de balle est très doux et agréable, on se sent capable de jouer un peu comme Zizou. Elle est plutôt bien pour jouer de la semelle d’ailleurs. Avec un peu d’entraînement, ça devient un bonheur de porter son ballon en le caressant du bout du pied (de l’extérieur !) ou en le faisant rouler sous la semelle. Les techniciens seront servis.

Pareil pour les frappes, surtout les coups francs. L’empeigne est particulièrement adaptée aux tireurs de freekicks. Au début, je trouvais la surface du dessus du pied trop lisse. J’avais peur que le ballon glisse dessus. Au final, aucun souci pour tous les contrôles, et un grand confort pour enrouler une frappe.

Je pense quand même qu’une paire plus fine et plus serrée (comme la X ou Nemeziz) sont plus adaptées pour les frappes en force et en pleine course.

+

 

 

  • Facile à enfiler et excellent maintien, même sans laçets
  • Hyper confortable, dès la première utilisation
  • Contrôle de balle optimal

 

 

  • Design en « escalier » un peu étrange
  • Peut paraitre un peu lourde pour certains
  • Les crampons accrochent trop sur gazon synthétique
NOTES
Design
7
Confort
8
Contrôle
9
Efficacité
8
Croqueur de ballon depuis sa plus tendre enfance, Abde est le créateur et principal contributeur de Ter-Ter football. Milieu de terrain, pied droite.

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