Vous pourriez vous poser la question de savoir pourquoi est-ce qu’on vous raconte l’histoire de notre équipe, qui est finalement notre histoire.

Mais en réalité, notre histoire c’est un peu toutes les histoires. On s’en est rendu compte en discutant avec des amis d’autres clubs de football amateur. Nos histoires se ressemblent toutes. Les similitudes sont tellement grandes qu’on s’est dit qu’on allait vous raconter la notre. On veut partager ça avec vous, échanger, voir les similitudes et les différences entre nos expériences.

Wesh qui est chaud pour monter une équipe de foot ?

On est sûr que notre histoire peut aussi vous aider, vous qui avez monté un petit club avec vos copains, et qui allez forcément rencontrer les mêmes difficultés que nous lors de la création de notre club.

 

ICI C’EST… PARIS… BY KNIGHT !

Notre histoire a commencé en 2012 quand j’ai (@abde_glingue) publié un post Facebook en disant : « Wesh qui est chaud pour monter une équipe de foot ? »

Devant les réponses enthousiastes de tous les amis, le groupe s’est rapidement mis en place. On s’est organisé très vite, grâce à l’aide de quelques mecs motivés pour se renseigner sur les moyens de monter une équipe (paperasse, championnats, etc). On a monté une association, et intégré un championnat de football loisir amateur. Alrik et Arnaud étaient déjà la, et ont répondu présent à mon appel.

On s’est trouvé un nom stupide (Paris by knight, alias PBK FC), et on a crée notre association loi 1901, qui a compté près de 45 membres dès la première saison ! Ce qu’on ne savait pas c’est que la première saison serait l’unique saison du grand PBK FC.

 

 

s02e01

La première, et la plus grosse erreur qu’on a commise en montant ce club, était d’être grisés par l’enthousiasme de tout le monde, et de ne pas avoir fixé des critères stricts d’admission. Pour faire simple, on a accepté tout le monde. Grave erreur !

L’amitié et le football sont des choses qui n’ont presque rien à voir. En acceptant tout le monde sans fixer de contraintes, l’équipe était composée de joueurs de niveaux très différents, allant du quasiment débutant au quasiment semi-pro.

Autre problème, en dehors du niveau, était que les joueurs arrivaient dans l’équipe avec des idées et des ambitions très différentes. Certains joueurs se voyaient jouer dans le club comme on se fait un petit Five entre copains le dimanche, sans prétention et sans réel esprit de compétition. Vraiment du petit foot pour le fun. Tandis que d’autres étaient des compétiteurs, voulaient jouer pour gagner, évoluer dans un club structuré, avec des entraînements, un coach, etc.

En fait, c’est même pire que ça. Les joueurs considéraient leur inscription au club comme une sorte de Formule à la carte. Je viens quand je veux, je veux être titulaire, je veux jouer au rythme qui me plaît, aux horaires qui me plaisent, en mettant l’énergie et la volonté que je veux, sans aucune contrepartie.

beaucoup de gros poissons dans de toutes petites mares

Je pense que notre faute a été de prendre tout ça à la légère, et de sous-estimer ce championnat de football loisir. Sincèrement, le niveau du championnat était très faible. Mais le minimum, ça aurait été d’avoir un semblant d’organisation, de discipline tactique, de niveau technique et d’engagement.

 

« Cartman, you rack a disciprine ! »

C’est un vrai problème dans le foot, il y a beaucoup de gros poissons dans de toutes petites mares. Dans notre équipe, il y avait plusieurs joueurs qui n’avaient jamais joué avec d’autres adversaires que leurs copains, dans leur petit cercle d’amis joueurs de foot du dimanche. Certains, dans ce petit cercle ces joueurs très fermé, étaient « forts », ou tout du moins, au-dessus des autres. Le problème, c’est qu’ils se croyaient objectivement forts, alors qu’ils n’étaient que « un peu plus fort » que leurs copains très, très faibles.

On se retrouve avec une équipe qui avait une moitié de joueurs pas fiables, une moitié de débutants, une moitié de joueurs qui se croyaient forts, mais qui ne l’étaient pas, quelques joueurs motivés, deux ou trois vrais bons joueurs, deux ou trois personnes qui s’impliquent vraiment dans l’organisation du club… Et face à nous, des équipes plutôt structurées, pas forcément très fortes, mais juste ce qu’il faut d’organisation pour battre facilement notre fragile nouvelle équipe.

D’autant plus qu’on a été très ambitieux dès la première saison, en inscrivant le club en foot à 11 et en foot à 7, avec un agenda chargé et difficile à tenir pour une structure naissante. Le plus dur, c’était indéniablement le foot à 11. Le football à 11 demande une certaine discipline tactique, particulièrement difficile à inculquer aux autres. D’ailleurs, de nombreux coachs m’ont souvent confirmé que la discipline tactique était la barrière que de nombreux jeunes talents n’arrivaient pas à franchir afin de devenir joueurs professionnels… Alors essayer d’apprendre ça à un groupe de footeux du dimanche, pas fiables ni à l’écoute… #help

La suite, au prochain épisode…

1 COMMENTAIRE

LAISSER UN COMMENTAIRE

Commentaire
Nom