Il y a des matchs comme ça où par expérience, tu sais d’avance que ça va être une mission.

Tu te retrouves, dimanche 8h50 (…), à appeler tes gars pour la 27ème fois

Quand tu joues en amateur, encore plus quand tu gères ton équipe ou quand tu aides le coach à mobiliser les joueurs, c’est forcément des moments de stress avant même que le match commence.

 

Les galères, tu connais les bails

Le match du dimanche matin, c’est sûrement un des pires à gérer. Certains joueurs (Tous ?) vont sortir samedi soir et se coucher a 4h du mat. Et quand c’est comme ça, c’est comme au casino : rien ne va plus, faites vos jeux. Même les joueurs habituellement fiables peuvent mettre un plan et ne pas se réveiller.

 

Déjà, l’hiver c’est mort. Les mecs vont se réveiller, ils vont voir la météo, il pleut, il fait froid, il est à 7h30 du matin… Tu peux être sûr qu’ils vont se recoucher aussi sec, parfois sans même t’envoyer un message pour annoncer qu’ils ne viennent pas.

Arrivé au printemps-été, ça se complique. Avec les beaux jours, il est certain que des joueurs vont faire leur retour. Mais en même temps, avec le soleil, arrivent aussi les obligations familiales, les déjeuners, les barbec, les weekends… qui vont compliquer l’organisation des matchs.

Et donc tu te retrouves, dimanche 8h50 au terrain n°6 du parc interdépartemental du Trembley à Champigny, à appeler tes gars pour la 27ème fois, dans l’espoir que certains te répondent en disant « Je suis la dans deux minutes, désolé capitaine ! »… Alors que tu sais que c’est mort et archi-mort.

Soit le mec dort, soit il a décidé qu’il viendrait pas et regarde son tel vibrer et ton nom s’afficher sans répondre. Ingrat.

Et du coup tu te retournes vers les 7-8 autres joueurs qui ont fait l’effort de venir, en te demandant comment tu vas assurer le match contre l’Atletico Batignolles, 1ers du classement de ta division de foot à 11 du dimanche en FLA.

Tu les regarde s’échauffer. Ils sont 15, tous en tenue, en train de faire des pas chassés, alors que toi t’es en train de dire au pote d’un de tes joueurs qu’il doit faire semblant de s’appeler Martin quand l’arbitre va checker les licences…

 

Et pourtant…

Jouer le matin a ses avantages.

Ça te laisse le reste de la journée devant toi. Ça semble évident mais c’est assez frappant quand tu essayes. Tu as l’impression d’avoir eu une journée et un weekend bien rempli. Et c’est une grande satisfaction morale de se dire « J’ai pas fait mon lâche à rester à la maison comme un gros porc ».

Et ça donne la patate. Le sport le matin te donnes un vrai boost d’énergie pour la journée (sous réserve que tu ne sois pas sorti jusqu’à 4-5h du matin la veille). C’est une double satisfaction, de se dire que tu as réussi à te lever, que t’as profité de ton foot et que t’as de l’énergie pour la journée.

C’est le genre de moments, où tu sais que c’est bon pour toi, mais tu es réaliste sur ta motivation, et encore plus réaliste sur la motivation des autres. Tu sais que si tout le monde se motivait, ça serait génial. Mais la réalité est plus chaotique.

Combien de matchs du dimanche matin on aurait gagné « si seulement on avait été 11 » ?

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