Aujourd’hui, nous partons a la rencontre d’un joueur Français au parcours atypique, qui a réussit à faire son trou loin de Cannes, sa ville natale. Après être passé par les Philippines, la Mongolie, l’Australie ou encore les Maldives, l’attaquant a signé cette saison en Thaïlande, au Hua-Hin city FC.

 

Salut Nicolas. Tout d’abord, bienvenue sur Ter-Ter football, et merci de nous accorder de ton temps pour cette interview. Est ce que tu peux te présenter brièvement à nos lecteurs ?
Salut Ter-Ter football ! Je m’appelle Nicolas Vandelli, j’ai 29 ans et je suis footballeur professionnel en Asie. Je suis né à Cannes. J’ai été étudiant à Nice, et j’ai aussi vécu en Corse avant de partir à l’étranger pour réaliser mon rêve de vivre du football.

Dans quelles circonstances tu signes ton premier contrat pro ?
A 24 ans, je suis parti en Australie avec un visa Vacances/Travail, pour vivre une expérience, apprendre l’anglais et travailler. J’ai passé des tests dans des clubs de foot autour de Brisbane et j’ai signé un contrat semi-professionnel. Au final je vivais seulement du football. Ça s’est bien passé la-bas, j’ai marqué pas mal de buts, et suite à ma saison, un agent m’a envoyé faire des essais aux Philippines et je signe mon premier contrat pro en Ligue 1 la-bas en 2014.

Les clubs pensent plutôt à faire du business qu’a construire des projets sportifs stables

Comment vis-tu cette vie de globe-Trotter, quels en sont les avantages et inconvénients ?
Les avantages sont de pouvoir voyager en vivant de sa passion, rencontrer des gens, apprendre différentes cultures et découvrir le football en dehors de nos frontières. Je dirais aussi que c’est avantageux financièrement, car la vie n’est pas chère en Asie. C’est plus simple de mettre de coté. Comme inconvénients : l’instabilité du football asiatique. Ce sont souvent des petits contrats de 6 mois, ou une saison maximum. Il y a un quota d’étrangers dans les équipes et les clubs changent ces joueurs tout le temps. Les clubs pensent plutôt à faire du business qu’a construire des projets sportifs stables.

Est-ce que tu as, parmi les pays que tu a visité grâce a foot, un préféré ?
Le Laos m’a marqué, pour l’ambiance générale et la gentillesse des gens. J’avais une vie tranquille la bas, et le club possédait de superbes infrastructures et un environnement très professionnel. Je dirais aussi les Maldives car c’est paradisiaque.

Beaucoup de joueurs font une carrière mais ne gagnent pas de titres, je suis très heureux d’avoir pu gouter à ça

Tu es passé par le Erchim FC, club de 1ere Division Mongole. Parle-nous un peu de ce pays et surtout du football la bas ?
C’est un pays très spécial. Le climat est difficile, mais la capitale est une belle ville, très moderne. Culturellement, c’est très intéressant d’y vivre. C’est dépaysant. Pour le football, il y a 2 divisions pro, la Mongolia Premier League, et la D2, la Mongolian 1st Division. En Premier League, il y a 10 équipes, et chacune peu aligner 3 étrangers sur le terrain. Erchim est le club le plus titré du pays. Les joueurs s’entrainent tous les jours, et beaucoup de matchs passent à la télévision. Le style de jeu est très physique et défensif. Le championnat se développe très bien, et beaucoup d’étrangers viennent jouer ici. Jouer et vivre ici a été une très bonne expérience.

Quel est le plus beau souvenirs de ta carrière, jusqu’à présent ?
D’avoir gagné le titre de champion avec Erchim en Mongolia Premier League. C’est mon premier titre en tant que joueur professionnel, et je ne pourrais jamais oublier cette saison. Beaucoup de joueurs font une carrière mais ne gagnent pas forcément un titre, donc je suis très heureux d’avoir pu gouter à ça.

Et le pire souvenir ?
Lors de mon premier match de Ligue 1 aux Philippines, j’ai un geste d’humeur maladroit : je mets un coup de pied dans une gourde qui malheureusement part dans la tribune de l’équipe adverse. Ça m’a valut une grosse suspension et une amende.

Est-ce que tu t’es donné un objectif a atteindre avant la fin de ta carrière ?
Me faire plaisir et apprendre. Chaque saison, j’apprends des choses et je deviens meilleur en tant que footballeur, mais aussi en tant qu’homme. C’est comme un développement personnel.

 

Tu as 29 ans, un bagage bien rempli, plein d’expériences humaines et sportives : comment vois-tu ton avenir ?
j’aimerais faire partager mes expériences à des joueurs plus jeunes, qui aimeraient se lancer et partir jouer à l’étranger. Quoi qu’il arrive, je suis un passionné, donc le football fera toujours parti de ma vie.

Et pour finir, quels conseils pourrais-tu donner aux jeunes français qui rêvent plus grand ?
En France, c’est difficile, mais il existe aussi d’autres chemins pour réaliser ses rêves. Il faut savoir prendre des risques et sortir de sa zone de confort. Il y a énormément de joueurs talentueux mais peu de places disponibles donc il ne faut pas avoir peur de bouger. Il faut toujours y croire, travailler très dur et se forger un mental d’acier.

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